Créativité

Du bénéfice de l’erreur…

The way to succeed is to double your failure rate. Thomas Watson, Jr.,

C’est l’une des légendes fondatrices d’IBM.  Elle part d’un incident qui se serait produit dans ses toutes premières années. On dit que le fondateur d’IBM, Thomas Watson, avait un directeur qui aurait perdu 10 millions de dollars dans une mauvaise affaire. Ledit directeur pensa que ce qu’il avait de mieux à faire était de mettre fin à sa carrière. Il prépara sa lettre de démission et alla voir M. Watson…

Il lui tendit sa lettre. Watson le regarda, lit la lettre avec attention et la déchira promptement. L’homme étonné fixa Watson et lui demanda « Je viens juste de perdre 10 million de dollars et vous n’allez pas me virer ? »

« Absolument pas ! » aurait répondu Watson, « je viens de dépenser 10 million de dollars dans votre apprentissage et vous êtes trop précieux pour cette entreprise, pour que je vous laisse partir maintenant. »

Valoriser ses erreurs comme des expériences d’apprentissage

Erreur, échec, fiasco, raté, flop, bévue, bourde, revers, panne, gaffe, bêtise, faux-pas… Voici quelques-uns des mots que nous utilisons quand les choses ne tournent pas de la façon dont nous les avons planifiées, espérées ou imaginées. Si vous regardez ces mots de plus près, vous verrez qu’ils font tous référence au jugement. Ils décrivent le résultat d’une action d’une manière très négative.

Quoique vous fassiez, vous produisez un résultat. L’erreur est juste le résultat que vous n’avez pas anticipé. Et cette étape est rarement valorisée. Nous ne la décrivons certainement pas comme une expérience d’apprentissage. Si nous pouvions la voir comme telle, les erreurs pourraient nous aider à mieux réussir.

Essai – erreur…

Thomas Edison a expérimenté à peu près 3 000 façons de créer l’ampoule jusqu’à ce qu’il trouve le bon matériau. Est-ce que ses 2 999 tentatives précédentes étaient des erreurs ? Non, elles n’ont simplement pas produit le résultat qu’attendait Edison. Edison fut interviewé plus tard dans sa carrière, au moment ou il avait essayé à peu près 5 000 moyens différents de construire une batterie pour alimenter ses ampoules. Le journaliste lui demanda, « M. Edison, vous avez eu beaucoup de succès depuis des années. Vous avez gagné des millions de dollars. Qu’est-ce que vous ressentez à échouer si tard dans votre carrière ? » Edison répondit au journaliste : « Jeune homme, vous connaissez peu de choses sur le monde. Je n’ai pas échoué, je connais plutôt 5000 façons de ne pas inventer une batterie de stockage, et je suis d’autant plus proche de mes objectifs « . Edison était un maître pour utiliser ses « erreurs » comme autant d’étapes à ses découvertes.

L’injonction à réussir.

Aujourd’hui notre économie dynamique nous enjoint plutôt à « réussir dès la première fois et à chaque fois ! ». Si vous dirigez votre entreprise uniquement sur ce principe, il risque d’y avoir un problème.

Ne vous méprenez pas. Réussir est crucial pour son entreprise bien sûr. Toutefois, le problème arrive quand nous utilisons ce principe trop tôt. Malheureusement, c’est la tendance pour la majorité. Nous commençons à essayer de « réussir dès la première fois et à chaque fois » alors que nous en sommes encore à générer des idées et tenter de résoudre des problèmes. C’est le mauvais moment pour réussir. En fait, c’est le moment – dans les étapes de planification et de test – pour faire des erreurs ! Beaucoup d’erreurs ! Ce n’est qu’en faisant beaucoup d’erreurs et en apprenant de ces résultats « non-anticipés » que nous sommes capables de créer de nouveaux produits « réussis » dès la première fois, à chaque fois.

La créativité s’épanouit dans un environnement propice à faire des erreurs, à essayer de nouvelles choses. Une partie de la créativité consiste à faire des erreurs.

Essayez le quotient d’erreurs !

L’une des techniques que j’utilise pour aider les gens à se sentir à l’aise et se permettre d’expérimenter de nouvelles façons de résoudre les problèmes est de donner à chacun un quotient d’erreurs. Par exemple, ils ont au moins 30 erreurs à faire… et s’ils font 30 erreurs, ils peuvent en faire 30 de plus. C’est incroyable de voir comment la participation augmente quand les gens réalisent qu’ils ne sont pas ridicules si leur idée ou leur performance n’est pas juste parfaite.

Alors ne soyez pas si dur avec vous-mêmes. Après tout, la plupart des gens les plus créatifs ou dont la réussite est la plus grande, sont des personnes qui ont fait de grosses erreurs. Donnez-vous la permission de faire des erreurs, car si vous n’en faites pas, vous ne ferez probablement aucune découverte…

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